Planète Rezgui
Une famille autour du monde : 4 continents, 3 enfants curieux, 2 parents impatients, 1 voyage inoubliable !!

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Album photo
Mes amis

Mes albums

Rubriques


Sites favoris



90. Zanzibar : île arabe dans l'océan Indien de l'Afrique noire

 

Après toutes ces émotions animalières, nous partons pour notre dernière étape : l'île de Zanzibar !

 

Cette petite île de l'océan Indien a été une base stratégique pour tous ses colonisateurs : arabes, portugais, anglais et indiens... qui venaient y faire commerce d'épices ou d'escalves. On y trouve donc un métissage de cultures beaucoup plus important que dans le reste de la Tanzanie.

 

 

 

 

 







 


 

Effectivement, en débarquant à Stone Town, nous étions un peu perdus : étions-nous en Afrique, en Inde ou au Maghreb ?

 

Ici, toutes les femmes sont voilées - souvent intégralement - et dès l'âge de la marche. Les muezzins des nombreuses mosquées rythment la journée. Et le délicieux parfum des épices - clous de girofles, noix de muscade, cardamome, vanille, cannelle - embaume les rues. Il paraît même que Zanzibar serait la cité des 1001 nuits et de la belle Shérérazade... De quoi faire rêver !

 

 

L'architecture reflète ce mélange d'influences : portes en bois et métal indiennes, hammams et moucharabieh arabes, bois exotiques, tissus africains... tout est beau ! Enfin... tout serait beau si c'était bien entretenu.

 

 

 

 

 







 

 

 

 

 


 



 

Nous partons découvrir la ville, ses étals odorants, son histoire, le marché aux escalves puis prenons un petit bateau pour Prison Island où étaient emmenés les esclaves récalcitrants ou malades mais qui n'est plus habitée maintenant que par d'énormes tortues dont la plus vieille a quand même 189 ans ! Et ben, elles ont encore la forme pour leur âge ces drôles de bêtes ... après la copulation des lions, des gnous et des hippos, voici celle des tortues, très bruyante !!

 

 

 

 

 

 

 





 



 

 













 

Mais Zanzibar, c'est aussi évidemment la mer : turquoise, translucide, on peut la regarder pendant des heures !

 

 

 

 

 





 


 

Direction Matemwe, petit village de pêcheurs de la côte Est, réputé pour sa magnifique plage et ses sites de plongée. Alors, oui, la plage n'est pas mal mais il n'y a rien d'autre à faire et malheureusement des kilos d'algues gâchent le paysage, en plus la baignade est absolument impossible en raison des oursins, des coraux et de la faible profondeur du lagon...

Heureusement, il reste les châteaux de sable, et bien sûr la plongée !

 

 

 








 

Comme souvent en Afrique, vous ne faites pas 2 pas sans être assaillis par des dizaines d'enfants ; Zanzibar ne déroge pas à la règle : pendant que les garçons se baignent à moitié nus, les filles nous sautent dessus, essayant de pratiquer un peu d'anglais et de récupérer stylo, chaussure, paréo ou n'importe quel objet utile...

 

 

 




 

 

 











 




 

 

Nous écourtons quand même notre séjour pour retourner à Stone Town, retrouver l'animation de cette petite ville et le marché de nuit où l'on mange si bien pour presque rien. Nous trouvons un petit appartement pour nos derniers jours dans la maison où a grandi Freddie Mercury !! On se prendrait presque pour des stars...

 

 

 

 

 



 


 

Il y a plus d'un an, en feuilletant un magazine, nous avions fantasmé sur un petit resto juché sur un rocher dans la mer et nous nous étions promis d'y aller ! Seulement, aucune information dans aucun guide, aucun touriste pour nous renseigner, nous avions dû abandonner notre rêve... Jusqu'à tomber sur la photo de ce fameux resto au détour d'une rue ! Nous voilà donc partis pour une journée au paradis : eaux cristallines, sable blanc, vue incroyable... une sublime manière de fêter la fin de notre long voyage !!

 

 

 

 













 

 

 

Et voilà, entre le blog à finir, la plage, les promenades en ville, les derniers souvenirs et la préparation du retour, c'est une année de voyage qui se termine en douceur.

 

 


 





 

Demain, nous prendrons un bateau puis un taxi, un premier avion puis un deuxième, le métro londonien et enfin l'Eurostar pour arriver Gare du Nord, à Paris et vous retrouver tous !!!

A très bientôt et merci à vous tous de nous avoir suivis pendant toute cette année merveilleuse.

 

 



 



Publié à 07:18, le 14/07/2012, Stone Town
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

89. Safari en Tanzanie : l'Afrique rêvée !

 


Après une nuit blanche dans l'avion, c'est l'Afrique Noire qui nous tend les bras... A peine le temps de nous reposer un peu et nous embarquons dans un énorme 4x4 pour un safari très attendu !!

 

 

 

Que dire sur les safaris ? Vous avez tous déjà vu et revu des tas de documentaires animaliers formidables mais la réalité est toute autre...

Il faut commencer par oublier l'idée d'être seul dans la savane à chercher l'animal sauvage qui va se poser à 1 m de vous et vous faire un beau sourire pour la photo. Ça, c'est uniquement à la télé ! Dans la vraie vie, des dizaines de voitures circulent sur des pistes balisées à la recherche des big five (éléphant, rhinocéros, lion, léopard et buffle) et les guides communiquent par cibi pour se refiler les "adresses" intéressantes donc on a peu de chances d'être les seuls sur le coup... Mais bon, pas grave, une fois qu'on le sait, on fait avec et cela ne gâche rien au plaisir de se retrouver dans la nature sauvage !

L'autre chose qu'on ne vous dit pas, c'est que faire un safari, c'est vraiment vraiment très salissant : vous bouffez de la poussière toute la journée ; vos vêtements s'en imprègnent ; elle s'immisce dans vos nez, vos oreilles ; bref, vous devenez la savane...

 

 

 

Voilà, maintenant que vous savez à quoi vous en tenir, je vous emmène dans notre safari familial. Nous sommes partis d'Arusha, dans le nord de la Tanzanie et avons visité 4 sites particuliers, dont 3 grands parcs.

 

 

Tarangire est le paradis des éléphants ! C'est aussi un parc très étonnant où des centaines de baobabs se découpent sur des collines vertes. Pour un début, c'était pas mal, nous avons même pu apercevoir nos premiers lions (de loin, mais des lions quand même !).

 

 

 

 

 




 

 

Le cratère du Ngorongoro est un mythe à lui seul ! Dans une immense caldéra close, des milliers d'animaux sauvages évoluent les uns à côté des autres, ce qui permet de voir beaucoup de choses en peu de temps. Plaines, rivières, forêts, lacs, on trouve tous les décors pour presque tous les animaux. Pas de girafe par exemple ici, car pas d'acacia, leur principale source d'alimentation.

 

 

 

 












 

 

Le Serengeti , mot qui signifie plaine sans fin en swahili, porte bien son nom ! 15 000 km² permettant aux animaux d'effectuer de gigantesques migrations. Personnellement, c'est mon préféré, je pense que c'est là qu'on trouve l'Afrique de carte postale : troupeaux gigantesques, acacias à la silhouette si particulière et tous les animaux du monde !

 

 

 






 

 

 

C'est ici que nous avons rejoué "Out of Africa" (avec un peu d'imagination, vous trouverez bien un point commun entre Slim et Robert Redford !) en dormant dans de vraies tentes dans la vraie brousse autour d'un vrai feu qui n'éloigne pas vraiment les vrais animaux que l'on entend tourner autour de nous la nuit !! Emotion garantie...

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Autour du lac Eyasi, nous avons abandonné un peu les animaux sauvages pour aller à la rencontre de tribus ayant gardé un mode de vie traditionnel (et là, je ne vous parle pas des villages massaïs reconstitués pour les touristes mais de vrais bushmens comme dans "Les dieux sont tombés sur la tête").

 

 

Les Datogas ont été chassés du Ngorongoro par les Massaïs, ils vivent en petites communautés, sont polygames et pratiquaient encore l'excision il y a peu ! Ce sont des bergers métallurgistes : ils font fondre de vieux morceaux de métal pour fabriquer pointes de flèche, bijoux, couverts. Les femmes que nous avons rencontrées étaient d'une rare beauté ! Les enfants ont appris avec elles à moudre les grains pour faire de la farine... on ne sait jamais, ça peut toujours servir !

 

 

 











 

 

 

Les Massaïs sont plus photogéniques avec leurs tenues très colorées, leurs énormes bijoux et leurs célèbres danses mais nous les avons trouvé moins chaleureux et moins ouverts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 



 


 

Mais la vraie surprise, la claque même, ça a été notre rencontre avec les Hadzabes. Quand nous sommes arrivés à l'aube, nous les avons trouvé sous un rocher, devant une grotte, qui se préparaient pour leur chasse matinale, vêtus de peaux de babouins !! Bienvenue dans la préhistoire du XXIème siècle... Ce peuple nomade pense que dormir sous un toit apporte la mort, ils vivent donc dehors de la chasse et de la cueillette. Ils se lavent le moins possible (souvent pas du tout pendant toute la saison sèche) car les animaux risqueraient de les sentir et de s'enfuir. Les conditions d'hygiène sont évidemment déplorables et les taux de mortalité infantile et maternelle très élevés. Hommes et femmes vivent chacun dans leur coin et tiennent le coup en fumant de la marijuana dès l'âge de 11 ans ! (Noé a trouvé ça très choquant quand on lui a proposé de partager la pipe...). Ces conditions de vie très dures n'entament pas leur joie de vivre et nous avons été reçus de manière très chaleureuse par tous. Nous sommes partis chasser avec eux, accompagnés de leurs chiens, tous blessés par les attaques de babouins, et armés d'arcs et de flèches. Autant vous avouer que nous n'avons pas été à la hauteur de nos professeurs même si les enfants ne se débrouillaient pas si mal ! Cette rencontre restera gravée dans nos mémoires, aucun de nous n'aurait pu imaginer que l'on vive encore de cette manière à l'heure de la mondialisation, du Wifi et de l'Ipad...

 

 

 

 

 



 

 


 

 










 

 

 









 

Bon, mais les animaux me direz-vous ? Vous voulez savoir ce qu'on a vu ?

Je dois dire qu'on a été gâtés et qu'on en a pris plein les yeux !!  

 

 

Dans la famille des énormes :

 

 

  • des éléphants en veux-tu en voilà ! des troupeaux, des solitaires, des vieux, des bébés, des joueurs, des menaçants qui ne voulaient pas laisser passer la voiture (dans ce cas, je dois dire, on se sent tout petit et on attend gentiment que Monsieur soit disposé à nous laisser passer, on ne joue pas au mariole). Ce sont vraiment des animaux impressionnants !

 

 

 

 











 



  • des buffles par centaines ! Ils ont l'air particulièrement idiots mais bon, comme pour les éléphants, quand un troupeau entier vous fixe du regard, on se tient tranquille. C'est que ces grosses vaches ne sont pas toujours commodes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 




  • des hippopotames, ces gros tas placides peuvent courir plus vite qu'un homme et vous déchiqueter de leurs énormes dents. Mais bon, la plupart du temps, ils font la sieste dans l'eau ou sur la berge et ne sont pas vraiment menaçants.

 

 

 

 

 




 








  • un rhinocéros !! Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais il n'y en a qu'une cinquantaine en Tanzanie et on en a vu un !! Voir un animal aussi rare, c'est le prestige du touriste en safari...

 

 

 

 

 


 



 

Dans la famille des félins :

 

 

  • le lion, tout le monde le sait, est le roi des animaux ! C'est aussi l'un des animaux les plus beaux à voir : tout en muscles, il est le maître de la savane et veut que ça se sache. Nous avons eu la chance d'en voir presque tous les jours et surtout d'assister à 2 spectacles exceptionnels : la chasse et l'amour !

 

 



 

 

Nous admirions une troupe de lions très occupée à faire la sieste quand les lionnes se sont levées les unes après les autres et ont commencé à se diriger lentement vers un buffle isolé. Petit à petit, elles se sont positionnées sous le vent de manière à l'encercler... Nous étions tous fascinés, redoutant l'attaque tout en l'espérant... Mais soudain, je ne sais pas pourquoi, elles ont renoncé et le buffle a été sauvé. Notre déception a été de courte durée car toute la troupe a bougé en direction des voitures et les lions sont venus chercher l'ombre en se collant aux véhicules ! C'était incroyable de les voir d'aussi près !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

La lune de miel des lions dure 7 jours pendant lesquels ils ne mangent pas et font l'amour tous les 1/4 d'heure !!! Impressionnant, non, les mecs ? Bon, ok ça dure 15 secondes à chaque fois mais ça reste quand même un exploit physique ! (il paraît que c'est pour compenser une pauvre fertilité...) Privilège rare, nous sommes tombés sur un couple un peu exhibitionniste et avons pu assister à ce spectacle que les enfants ont trouvé fascinant !!!

 

 

 

 






  • le léopard ressemble à un gros chat et donne envie de lui faire des câlins mais il est très dur à trouver car il se cache dans les arbres et, en général, seule sa queue qui bouge permet de le repérer. Nous avons eu la chance d'en voir 3 !!

 

 

 

 


 










  • le guépard est tellement difficile à voir que nous n'avons fait qu'en apercevoir un de loin dans les hautes herbes... Mais ça compte quand même non ?

 

 

 

 

 


 

Dans la famille des gracieux :

 

  • les girafes bien sûr, toujours élégantes et distinguées. Elles se déplacent par petits groupes et sont un vrai plaisir pour les yeux !

 

 










  • les zèbres aussi qui commençaient leur migration dans le Serengeti et se regroupent en troupeaux de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'individus. Jolis, vifs, ils ont beaucoup plu aux enfants.

 

 











 

 

 

 



  • les antilopes de toutes sortes : gazelles de Grant ou de Thompson, impalas, minuscules dik-dik, énormes élans ; elles sont toutes belles, racées et bondissantes ! 

 

 

 






 



 

 

 


 


 

 




 

Dans la famille des très laids : (je dois préciser que les enfants ne sont pas du tout d'accord avec ma classification, eux trouvent tous les animaux aussi beaux et aussi intéressants)

 

 

  • les gnous qui non seulement sont laids mais en plus, ont la très mauvaise idée de se reproduire beaucoup, ce qui fait qu'on en voit des milliers... D'ailleurs, je ne mets qu'une seule photo, ça suffira bien !

 

 




  • les hyènes au poil sale, à la démarche vulgaire et à l'air fourbe

 

 








 

 



 

Dans la famille des rigolos :

 

 

  • les babouins, énormes, agressifs et affamés ! Un gros mâle a voulu sauter sur Noé pour lui piquer un paquet de gâteaux vide... Heureusement plus de peur que de mal car ces bêbêtes peuvent mordre très très fort.

 

 

 

 





  • les phacochères qui sont vraiment très moches mais assez marrants

 

 

 


 

 

 



 

Dans la famille des oiseaux :

 

 

  • les autruches, distinguées, un peu hautaines, elles dansent quand elles sont effrayées pour tenter d'impressionner leurs ennemis.

 

 





  • les flamands roses, toujours magnifiques par milliers sur les lacs

 

 

 

 




 

 

  • les cigognes qui migrent de l'Alsace jusqu'à l'Afrique et blanchissent les arbres de leurs crottes

 

 

 




  • et tout un tas d'autres spécimens non identifiés...

 

 

 

 

 











 





 

Difficile de conclure après cette débauche de nature mais notre passage dans cette région berceau de l'humanité nous a vraiment laissé un souvenir impérissable ! J'espère vous avoir donné envie d'y aller aussi...

 

 



 



Publié à 16:21, le 4/07/2012, Arusha
Mots clefs :
Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

88. Nosy Be, la douceur de vivre malgache

 

Après les excursions, les randonnées et les longs trajets dans la région de Diego, nous arrivons enfin à Nosy Be pour nous poser un peu.

 

 

Notre hôtel, posé sur la plage, nous offre une vue magnifique sur l'ouest et les couchers de soleil...

 

 

 




 




 



 

 

Ici, les gens sont un peu étranges : ils posent de drôles de panneaux sur la plage et mangent des "cacas de pigeons" ! C'est drôle et je dois dire que les cacas de pigeons, à l'apéro, ça passe tout seul...

 

 

 




 

 

Le programme est tranquille : plage, blog, potassage tanzanien et préparation du retour. 

 

 

 

 







 




 

 

Pour les 10 ans de Noé (et oui, déjà !), nous abandonnons les filles et partons toute la matinée pour plonger tous les 3 autour de l'île de Tanikely. Les coraux sont magnifiques, de toutes les couleurs et de toutes les formes et poissons, raies et tortues sont au rendez-vous !! Quel dommage que l'on ait oublié l'appareil photo...

 

 

 

Pour le goûter, Francine (notre hôtesse) a préparé une superbe table et un délicieux gâteau au chocolat garni de 10 bougies ! Avec les sirops et les bonbons, il ne manque que les copains pour que ce soit parfait et Noé a vraiment hâte de les retrouver...

 

 

 

 


















 


 

De jeux de société en ballades à moto, de  déjeuner familial avec Francine en manifestation pour les droits des enfants africains, le temps passe agréablement à Nosy Be.

 

 

Dans 2 jours, la Tanzanie : sa savane, ses animaux sauvages, Zanzibar... On va se la jouer "Out of Africa" !

 

 

 

 



Publié à 09:51, le 24/06/2012, Nosy Be
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

87. Diego-Suarez, entre terre et mer

 

Arriver à Diego-Suarez nous prendra 24 heures de plus que prévu ! Et pourtant, nous avons pris l'avion. Mais quand je vous disais qu'Air Mad n'était pas fiable, ici on l'appelle même "Air Peut-Etre"... Bien qu'ayant confirmé notre vol la veille au soir, ils ont trouvé le moyen d'avancer l'heure de départ et de changer l'avion pour en affréter un deux fois plus petit ! Résultat : surbooking, seuls les gens arrivés 3 ou 4 heures à l'avance ont pu partir. Nous voilà donc sur le carreau, coincés pour 24 h à Tana, autrement dit c'est pas la joie. Heureusement, nous sommes pris en charge par Air Mad et nous profitons de cette attente forcée pour régler nos problèmes de réservation pour la Tanzanie.

 

 

 

 

24 h plus tard, nous atterrissons enfin à Diego, point de départ de nombreuses excursions dans le nord de Mada.

 

 

 

Nous partons donc ravis pour une promenade dans "les 3 Baies", une succession de plages bordées de corail fossilisé (un peu comme sur l'île aux récifs de Rangiroa). Sauf que... on nous a dit que cela prenait à peu près 3 heures, pauses et baignades comprises, en réalité, il y a 11 km pendant lesquels on marche en plein soleil dans le sable ! C'est long, c'est chaud, c'est fatiguant et les petites jambes des enfants ont du mal à suivre ! Alors, c'est vrai, la mer est délicieusement fraîche et les paysages sont magnifiques (nous avons vu nos premiers baobabs !) mais franchement, si on aurait su, on serait pas venus... Ou peut-être avec un pique-nique pour faire une vraie pause au milieu.

 

 

 

 

















 


 

 

Quoiqu'il en soit, on a compris : désormais, nous nous déplacerons en voiture ! Et ça tombe plutôt bien car Diego est le royaume de la 4L... Vous pensiez qu'elle avait disparue ? Et bien non, il faut croire que la totalité des vieilles 4L finissent ici. La plupart sont jaunes, utilisées comme taxis mais on en trouve aussi à louer, et même des décapotables ! C'est parti pour un voyage dans le passé !

 

 

 

 

 

 

 
















 

 

Grâce à Din et son 4x4, rencontrés dans la rue, nous organisons sereinement la suite de notre parcours. Première excursion dans les Tsingys Rouges, de superbes formations calcaires aux couleurs impressionnantes (un mélange de la vallée de la lune à La Paz et des couleurs de la région de Salta). C'est vraiment magnifique !

 

 

 

 

















 

 

Changement de couleurs et direction la Mer d'Emeraude qui porte bien son nom : il s'agit d'une sorte d'enclave de mer verte, protégée par une barrière de corail. Pause snorkelling pendant laquelle les marins plongent armés de harpons pour pêcher notre déjeuner : fraîcheur garantie ! La plage est belle, la mer est bonne, les enfants s'éclatent. Au retour, séquence frissons : d'énormes vagues ont secoué notre frêle embarquation, causant une vraie frayeur à Prune (j'avoue que je n'étais pas non plus rassurée) alors que les plus grands se sont amusés comme des fous !

 

 

 

 

 

 

 













 




 

 

Départ ensuite sur la route de Nosy Be. Lever à 4h30, un peu difficile... Direction le Lac Sacré, peuplé de gros crocos à qui les villageois viennent sacrifier des zébus en remerciement de voeux exaucés, comme en témoignent les cornes empalées tout près. Et effectivement, quand on met de la musique traditionnelle, les crocos s'approchent. Par contre, nous ne verrons que leurs yeux : nous n'avons pas amené de zébu avec nous, nous ne sommes donc pas assez intéressants pour que les bêtes daignent sortir de l'eau !

 

 


 

 









 

 

Nous coupons le trajet en nous arrêtant dans le parc de l'Ankarana, l'un des plus grands du pays. Malgré la fatigue de notre réveil matinal, nous partons pour une longue (trop longue ?) ballade dans la réserve. Evidemment, il y a des lémuriens mais ce n'est pas le but de la visite. Ici, les éruptions volcaniques ont façonné des paysages très particuliers. Les rivières (à sec lors de notre passage puique ce n'est pas la saison des pluies) se jettent dans un gigantesque trou et disparaissent dans des canaux souterrains jusqu'au canal du Mozambique (très très loin). Les Tsingys ici sont gris mais couvrent des kilomètres carrés, c'est vraiment très impressionnant ! Epuisés par cette journée, nous nous endormons comme des masses dans nos cabanes en bois et tôle, sans eau ni électricité mais avec grenouilles.

 






 



 

 

 

 

 

















 

Le lendemain, avant de reprendre la route, direction la Grotte des Chauve-Souris ! Cette cavité énorme sert d'abris à des milliers de chauve-souris. Elles font un boucan terrible et dégagent une odeur nauséabonde mais c'est génial d'escalader les rochers dans le noir et de découvrir stalagtites, stalgmites et autres formations étranges !

 

 

 

 

 




 





 

 

 

 

 







 



 

Et voilà, c'était notre dernier parc avant ceux de Tanzanie (ouf !). Direction maintenant Nosy Be, petite île où nous finirons paisiblement notre séjour malgache...



 



Publié à 09:18, le 16/06/2012, Diégo-Suarez
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

86. Ste Marie, repère de pirates

 

La route à Mada, c'est tout une histoire !

Il fut un temps où les autorités malgaches construisirent des routes goudronnées. Malheureusement, ce temps est loin et depuis, personne n'a jamais rien entretenu... Ce qui fut une route n'y ressemble donc plus beaucoup : les effrondrements, les trous, souvent remplis d'eau ou de boue rendent le voyage long, difficile et assez épique ! Le mauvais état des voitures (sans parler des taxis-brousses surchargés, régulièrement en panne au bord de la route) participe également à l'aventure que constitue un trajet routier à Mada. C'est donc au terme d'une grande épopée que nous arrivons au port d'où nous devons prendre le bateau pour l'île de Ste Marie.

 

 

 

 

 

 

Cette île fut dès le XVème siècle un repère de pirates qui trouvaient là l'endroit idéal pour se cacher et guetter les navires à piller. De nombreuses épaves gisent d'ailleurs tout autour des côtes. Nous voilà donc partis sur les traces de ces corsaires, direction le cimetière des pirates et l'île aux forbans ! Il paraît qu'un énorme trésor est caché quelque part mais les nombreuses fouilles n'ont pas encore permis de le découvrir : peut-être serons-nous les premiers à le trouver ?

 

 

 



 

 

L'une des tombes nous plaît beaucoup : ornée d'une tête de mort souriante, elle a été offerte par un "ami" du défunt après l'avoir tué pour mieux le voler ! Drôles d'amis les pirates...

 

 

 

 

 

 

Sur l'île aux forbans, nous découvrons (outre de très nombreux moustiques affamés) un passage secret qui passait sous la mer et permettait aux pirates de rejoindre la "grande île" discrètement. Par contre, aucun indice relatif au trésor, bien gardé par la multitude d'insectes vivant là. Avis aux prochains voyageurs : tentez votre chance !

 

 

 

 


 

Mais Ste Marie ne se limite pas au monde de la piraterie, c'est aussi une très belle île, encore sauvage et bien préservée, bordée de belles plages. Une petite excursion sur l'île aux Nattes nous permet de découvrir son superbe lagon visible du haut du petit phare.

 

 

 

 
















 

 

Comme Air Mad offre une fiabilité digne des routes (réservations disparues, vols annulés...), nous profitons donc un peu plus longtemps que prévu de la douceur de vivre marienne. Ça tombe bien, les gens sont adorables et nous faisons de belles rencontres, notamment Bruno et Dominique de l'Idylle Beach, un couple formidable d'anciens agents immobiliers... reconvertis en patrons d'un resto plus que recommandable où tout est délicieux, aussi bien les petits plats que les rhums arrangés (là encore, avis aux futurs voyageurs, ne ratez pas ça !).

 

 

 

 











 


 

Par contre, grosse déception côté plongée : pas d'épave à explorer, une visibilité pourrie... Slim qui espérait trouver quelques pièces d'or anciennes reste sur sa faim. Quant aux baleines qui débarquent pendant l'hiver austral pour mettre bas au large de l'île, les premières arrivaient à peine lors de notre départ... ce sera donc pour une autre fois ! 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 15:45, le 10/06/2012, Nosy Sainte Marie
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien
<- Page précédente